Le 10 janvier, 2008

Un statut peu élevé en vitamine B12 augmente le risque de déclin cognitif

Un statut peu élevé en vitamine B12 a été associé au déclin cognitif plus rapide observé chez une cohorte suivie pendant une période de 10 ans à Oxford, au Royaume-Uni. Des études précédentes avaient démontré un lien entre des concentrations élevées du sérum total de l’homocystéine et la maladie d’Alzheimer. Néanmoins, on s’est demandé si ceci reflétait un statut inadéquat en vitamine B12 ou en acide folique ou une maladie vasculaire sous-jacente qui aurait pu contribuer à la démence. Le but de cette étude était d’évaluer les associations longitudinales du déclin cognitif avec les marqueurs de la vitamine B12 et le statut en acide folique, afin de trouver une réponse à ceci. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le numéro de Novembre 2007 de l’American Journal of Clinical Nutrition.

Les sujets de l’étude faisaient partie d’une cohorte choisie au hasard parmi des adultes plus âgés (65 ans et +) qui participaient au Oxford Healthy Aging Project. Le degré de déclin cognitif observé était plus rapide chez les femmes que chez les hommes, chez les participants dont la pression artérielle systolique était plus élevée de même que ceux présentant l’apoprotéine E ε4 alléique. On n’a pas constaté de variance au moment de l’inscription, selon le niveau d’éducation, l’historique de tabagisme ou une maladie vasculaire. Deux marqueurs fiables du statut en vitamine B12 soit, de faibles concentrations de sérum holoTC (la fraction biologiquement active de la vitamine B12), et un niveau élevé d’acide méthyl-malonique (un indicateur métabolique de la fonction de la vitamine B12) furent tous deux associés de fa�on significative et indépendamment au déclin cognitif plus rapide durant la période de 10 ans. Le statut en acide folique n’était pas associé de fa�on significative avec le déclin cognitif.

Les résultats de cette étude suggèrent que les différences dans les statuts de vitamine B12 ont précédé le commencement du déclin cognitif. De plus, ils indiquent que la variabilité dans les taux de déclin cognitif peut essentiellement être expliquée par un statut peu élevé en vitamine B12. Ces résultats peuvent être pertinents pour les adultes plus âgés avec déficience cognitive. Les auteurs suggèrent qu’une correction de la déficience en vitamine B12 pourrait être appropriée chez ceux qui présentent des sympt�mes.

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POUR EN SAVOIR PLUS :

Lisez l’abstrait (anglais) Low vitamin B12 status and risk of cognitive decline in older older adults.

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