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Dans le numéro d’octobre 2008 d’Annals of Oncology, P. Boyle et collègues ont écrit un éditorial questionnant la responsabilité des scientifiques et ultimement des médias sur la façon de présenter en contexte les faits de la recherche sur le cancer et le régime. Ils indiquent qu’après le tabagisme, nous savons que le régime et la nutrition jouent un rôle déterminant dans le risque de cancer. L’évidence toutefois n’est pas très claire.
Le rapport du World Cancer Research Fund (WCRF) paru en 2007 a servi d’exemple. En 1997, les régimes à haute teneur en gras et à faible consommation de fruits, de légumes et de fibres étaient associés à une augmentation du risque des cancers communs. Par la suite, on a trouvé un manque d’association cohérente quant au risque de cancer d’un faible apport en fruits et légumes. Ces inconstances jettent un doute sur la force de l’évidence des recommandations des rapports comme celui du WCRF. Les auteurs citent : « en vue des conclusions fragiles du rapport du WCRF sur le régime et le cancer, on aurait dû être plus prudent quant à l’information donnée aux médias, évitant ainsi la confusion des messages donnés au grand public ».
La recherche sur le régime est difficile à mener à cause des nombreuses corrélations et des différences entre les comportements individuels. Les études épidémiologiques sont longues et basées sur les questionnaires de consommation et sur des tableaux de composition des aliments qui présentent des limites. D’autres études épidémiologiques suggèrent qu’une association entre les variables n’indique pas la causalité. Les auteurs proposent un besoin pour des recherches identifiant les biomarqueurs du régime au lieu des méthodes utilisées à l’heure actuelle.
Nous ignorons toujours ce qu’il faut manger pour diminuer les risques de cancer. Les revues systématiques nous donnent des pistes, mais aucune n’indique la force de l’évidence de la relation entre le tabagisme et le risque de cancer qui est dix fois plus élevé. Le cancer est une série complexe de maladies et le fait de donner au public des recommandations spécifiques sur les aliments, simplifie la situation. En conséquence, les médias et ultimement le public doivent recevoir l’information en contexte afin d’éviter la confusion qui existe sur la relation entre le régime et le cancer.
Regarder les résultats des recherches en contexte – le meilleur moyen d’éliminer les risques de cancer consiste à éviter le tabagisme et l’exposition à la fumée secondaire. L’utilisation de Bien manger avec le Guide alimentaire canadien apportera de nombreux bénéfices pour la santé. Néanmoins, l’élimination ou l’ajout d’aliments spécifiques aura probablement peu d’impact sur le nombre de décès dus au cancer.
Boyle P, Boffetta P, Autier P. Diet, nutrition and cancer: public, media and scientific confusion. Annals of Oncology 2008; 19:1665-67.
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