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25 novembre, 2010
L’étude EPIC-Oxford a trouvé de plus hauts niveaux de vitamine D chez les consommateurs de viande
Les résultats de l’étude prospective européenne EPIC-Oxford sur le cancer et la nutrition indiquent que l’alimentation est un déterminant important de la circulation de la vitamine D. L’importante étude sectionnelle croisée a regardé les différences dans l’apport en vitamine D et les concentrations de plasma 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D), la principale forme de vitamine D en circulation, parmi les consommateurs de viande, les consommateurs de poissons, les végétariens et les végétaliens. Chez les consommateurs de viande, on notait les plus importants apports moyens en vitamine D et des niveaux moyens de plasma de 25(OH)D (soit 3.1µg/d et 77.0 nmol/l respectivement), alors que les niveaux les moins élevés (0.7 µg/d et 55.8 nmol/1) se trouvaient chez les végétaliens.
L’étude a mesuré les apports en vitamine D et les concentrations de plasma 25(OH)D chez 2107 hommes et femmes âgés de 20 à 76 ans de la cohorte EPIC-Oxford. L’étude britannique de la population comprenait 1388 consommateurs de viande, 210 consommateurs de poissons (qui ne consommaient pas de viande), 420 végétariens (qui ne consommaient ni viande, ni poisson) et 89 végétaliens (qui ne consommaient ni viande, ni poisson, ni œufs, ni produits laitiers). L’apport en vitamine D était sensiblement différent entre les différents groupes. On a noté que les consommateurs de viande avaient les apports les plus élevés, suivis par les consommateurs de poissons, puis les végétariens et ensuite les végétaliens, dont l’apport était de moins d’un quart de celui des consommateurs de viande.
Les concentrations de plasma 25(OH)D reflétaient aussi le degré d’exclusion d’aliments d’origine animale. Dans cette étude, seuls les consommateurs de viande avaient des concentrations moyennes de plasma 25(OH)D au dessus de 75 nmol/L, alors que les consommateurs de poisson, les végétariens et les végétaliens avaient tous des niveaux moyens de plasma 25(OH)D au dessous de 75 nmol/L. Après un ajustement pour une variété de facteurs qui influencent la circulation des niveaux de vitamine D, y compris le temps de l’année, on a observé une différence significative pour le plasma 25(OH)D entre les consommateurs de viande et les végétaliens, soit 21.2 nmol/L. Un consensus grandissant indique que des concentrations de plasma 25(OH)D d’au moins 75 nmol/L sont désirables pour une bonne santé (comprenant la santé optimale des os) et pour la prévention des maladies.¹
Pour Votre Pratique :
Ces résultats s’ajoutent à l’évidence provenant d’autres études que les régimes comprenant de la viande fournissent une quantité plus importante de vitamine D que les régimes végétariens et végétaliens. La viande, les poissons gras, les œufs et le lait (enrichi de vitamine D) sont les sources les plus importantes de vitamine D au Canada. Par conséquent, l’importance de l’exclusion de ces aliments dans un régime peut avoir un impact sur l’apport en vitamine D et le plasma 25(OH)D. Les Canadiens se doivent de reconnaître ce fait, particulièrement lorsque l’exposition aux rayons UVB est insuffisante pour la biosynthèse de la vitamine D et que les niveaux de vitamine en circulation tendent à baisser entre le mois de novembre et le printemps. Le lien entre la vitamine D et la santé des os est bien connu et de nouvelles recherches suggèrent que la vitamine D pourrait aussi jouer un rôle dans la prévention d’un certain nombre de maladies chroniques.
Pour en Savoir Plus :
Voir : Plasma concentrations of 25-hydroxyvitamin D in meat eaters, fish eaters, vegetarians and vegans: results from the EPIC-Oxford study (anglais seulement).
Pour en savoir plus sur les sources de vitamine D dans l’alimentation des Canadiens cliquez.
Pour en savoir plus sur le statut en vitamine D des Canadiens, cliquez cliquez.
¹Kellie Langois et al. Vitamin D status of Canadians as measured in the 2007 to 2009 Canadian Health Measures Survey. Statistics Canada Health Report. March, 2010. Catalogue no. 82-003-X.
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